Dans la collection "La Cause des Bébés"


Naitre et naitre encore

Naitre et naitre encore


NAÎTRE … ET NAîTRE ENCORE

 

Un texte de Louise L. LAMBRICHS,

sur des photos de Sarah NEY

 

 

 

“ Naître, cet acte fondateur de l’existence, nous le renouvelons chaque fois qu’un bébé vient au monde. Parce que ce bébé, par sa présence, vous fait naître aussi, naître mère, père, frère ou sœur, grand-père ou grand-mère, naître encore...

Ainsi on ne naît pas, comme le dit le langage courant, dans l’absolu mais, comme l’on vient au monde, on naît à l’autre : le bébé, tous ces autres qui l’accueillent et l’entourent et le découvrent ; la famille et les proches, à ce bébé qui par sa seule présence les transforme et les initie à une autre vie. ”

 

Sarah Ney, photographe, a pendant des années saisi la relation qui se noue dans ces premiers temps de la vie.

 

Louise L. Lambrichs lit les photos, les lie, explore l’émotion qui les traverse, raconte cette naissance qui commence avec le début de la grossesse, une histoire, des histoires en abyme, des histoires de liens qui se nouent autour de cette vie nouvelle : lien avec l’enfant à venir, avec le bébé, avec le bébé qu’on a été, avec la mère qu’on a eue, lien avec le père de cet enfant, lien entre le père et l’enfant, lien de la mère avec sa mère, avec la grand-mère, avec les autres, les frères et sœurs, et avec peut-être encore un autre, d’autres bébés à venir ensuite. Naître, naître à l’autre, naître encore quand on donne naissance à son tour, encore et encore.

 

“ Ainsi, tu es né.

Ta place en moi, pourtant, est encore chaude. Vide ? Parfois, oui. Par instants brefs, fulgurants. Mais la plupart du temps non, je ne dirais pas cela. Il me reste dans la chair le souvenir de tes mouvements – souvenir si vif, si présent, que j’ai encore l’impression parfois de te sentir bouger. En secret, la nuit, il m’arrive alors de regarder mon ventre, arrondi de ta présence si récente, et la surface parfois en frémit encore. Comme si je gardais en moi, à l’intérieur de moi, ton double imaginaire, comme si l’enfant que je portais n’était pas complètement né. ”

 

Un texte de Louise L. Lambrichs, aussi bouleversant que le Journal d’Hannah, mais cette fois un enfant est né, naît, et n’en finit pas de naître.

 

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